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Affichage des articles du mai, 2009

Le coup du Brigadier.

Le matin, dans mon café. Deux sucres . Je touille,je touille,je touille,je touille,je touille cinq fois en dessinant les anneaux olympiques. Les trois premières gorgées sont attendues. Gloup------------Gloup-----------------Gloup Et le Grand Rideau de velours rouge peut se lever. M.

LES CHASSEURS DES STEPPES

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J'ai rêvé que j'avais des cheveux de bonne femme, colorés par mèches, coiffés au séchoir, et des sourcis redessinés. J'avais apparemment passé une journée comme ça, une nuit aussi, ayant oublié cette transformation cosmétique. Ma barbe était cachée par l'effet d'un astucieux maquillage. Puis j'ai aperçu cette triste composition dans un miroir et je me suis lavé d'urgence la figure pour retrouver ma face avec son front dégarni et un menton poilu. J'avais l'oeil bleu des chasseurs de la steppe. Je voyageais, installé dans la première voiture d'un train ultra-moderne et rempli de bandits au point qu'il suffisait de regarder derrière soi pour les voir : Des foules pressées d'ombres menaçantes. J'étais le seul "non-bandit" à aller avec eux vers une destination qui restera à jamais inconnue car je me suis réveillé après avoir coupé aux ciseaux un long poil qui partait de ma joue droite et dépassait le nez. Le train ultra-moderne :...

Comme tous les matins.

Je pressens que mon réveil va sonner. Mon réveil sonne. J’allonge mon bras gauche vers le bouton qui stoppe sa sonnerie. Je me retourne vers la gauche et m’enfonce profondément encore dix minutes dans la tiédeur de mon coussin en pensant que l’aventure onirique de cette nuit a besoin d’une chute sur du coton. Comme tous les matins. M.

LA MER FROIDE

Un jour je me suis retrouvé sur le pont de ce navire, un drakkar qui naviguait sur des eaux froides, entre des icebergs. Il n'y avait pas de vent ni de rameurs (pas de voile, pas de rames) et le bateau avançait seulement poussé par ma volonté d'aller plus loin. J'arrivai devant ce mur de glace derrière lequel m'attendait la connaissance du Mal. La Connaissance. J'allais périr, si le bateau avançait. Je voulais savoir. Savoir ! Mais la peur me retint, et je me réveillai. C'était 30 ans avant , mais je n'ai rien oublié de cet étrange cauchemar. Le cerveau a de ces idées !

GUERRE SPECIFIQUE

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guerre de foie de morue guerre molle huileuse il y a que les morues ne sont pas contentes *

ETIREMENTS TEMPORELS

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Franchement le temps nous passait dessus , mais on pouvait imaginer qu'il passait autrement * en diagonale ? * les instants d'une vie font une série de points reliés entre eux (par la mémoire) Solipold Feliwin aimerait savoir comment une onde sait où elle va (dans quelle direction) "...dans tes bras l'espace reculait," écrivait Feliwin. * mais qu'est-ce que c'est que la mémoire sinon qu'un réseau de liens ou d'hyperliens *

L'OURS

L'ours ressemble à l'homme quand il meurt un train de douleur triste lui sort des tripes. Des cloches de lamentations disent l'heure à laquelle la patte tombe et la griffe laisse une dernière trace

Instants Tannés d'Ondes

Modulations aléatoires entre la fréquence et l’amplitude. Bouts de mots et de notes en fritures. --- la désirer et je moi je t’aime encore plus fort .]--- M.

A L'EST DU PARC

Qui sait comment y arriver, à l'est du parc ? Sans tomber aux mains des trafficants de clous de chair lesquels servent à tenir en place les murs du pouvoir. ...à l'est du parc ou au début d'un jour nouveau, face à l'Eden sur Terre. C'est une supposition banale : La Porte du Paradis traverse la muraille des sens. *

MALLE-ARMOIRE

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"...le corps sédentaire, mais l'esprit nomade..." songeait Solipold Feliwin. Je suis une malle-armoire, lourde de son contenu (des idées bien pliées), où loge une souris vagabonde, mais endormie *

PROPOSITIONS DE SURFACE

Une expérience banalyste consiste à, via n'importe quel support : Semer des graines de poésie dans le quotidien des gens ; Arriver n'importe où pour y faire n'importe quoi ; S'emparer du banal pour le rendre irrésistible et le sublimer. Le banal, c'est un geste , un acte, une situation , un mot , une image , un son... de notre quotidien. Notre objectif : Mettre en valeur le banal par l'absurde avec une touche de ludisme et d'irréalité. Ni plus ni moins. (Proposition de M.)