Comme tous les matins.
Je pressens que mon réveil va sonner. Mon réveil sonne.
J’allonge mon bras gauche vers le bouton qui stoppe sa sonnerie.
Je me retourne vers la gauche et m’enfonce
profondément encore dix minutes dans la tiédeur de mon coussin en pensant
que l’aventure onirique de cette nuit a besoin d’une chute sur du coton.
Comme tous les matins.
M.
Rien de plus important que le soin apporté par le rêveur à la fin du rêve. Celui-ci n’existe que dans l’esprit du dormeur : C’est un tableau furtif, unique, dont la dernière touche vaut bien cinq minutes de sommeil de plus (ou de moins) et cinq tonnes d’or fin.
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