LES CHASSEURS DES STEPPES



J'ai rêvé que j'avais des cheveux de bonne femme, colorés par mèches, coiffés au séchoir, et des sourcis redessinés. J'avais apparemment passé une journée comme ça, une nuit aussi, ayant oublié cette transformation cosmétique. Ma barbe était cachée par l'effet d'un astucieux maquillage.

Puis j'ai aperçu cette triste composition dans un miroir et je me suis lavé d'urgence la figure pour retrouver ma face avec son front dégarni et un menton poilu. J'avais l'oeil bleu des chasseurs de la steppe.

Je voyageais, installé dans la première voiture d'un train ultra-moderne et rempli de bandits au point qu'il suffisait de regarder derrière soi pour les voir : Des foules pressées d'ombres menaçantes. J'étais le seul "non-bandit" à aller avec eux vers une destination qui restera à jamais inconnue car je me suis réveillé après avoir coupé aux ciseaux un long poil qui partait de ma joue droite et dépassait le nez.

Le train ultra-moderne : Il n'avait pas de conducteur, pas de mécanicien à bord, pas d'agents ou de contrôleurs... que des passagers ! Parmi lesquels la majorité inévitable des hors-la-loi.

Les chasseurs des steppes : Ils vouent aux arbres un culte parfaitement décrit par Solipold Feliwin dans son ouvrage, La Pensée En Surface.

Commentaires

  1. Est-il exact que l'ouvrage
    [La pensée En Surface] de
    Solipold Feliwin est épuisée ?

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  2. [La Pensée En Surface] va revenir en force.

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